Poussière dans l'air, silence dans l'atelier

Table des matières

La vérité d'un fabricant sur la poussière et l'haleine

Il y a des matins où l'atelier est calme.

Pas un silence vide.
A vivre le silence.

Le genre de choses où chaque geste est plus présent.
Où le son du mixage, le frôlement des mains, le poids des matériaux deviennent presque... des voix.

Et pourtant, dans cet espace calme, quelque chose d'invisible bouge.

Poussière.

Une présence que l'on ne voit pas toujours

Lorsque j'ai commencé à travailler avec l'hypertufa, je n'y ai pas pensé.

Je pensais à la forme.
A propos de la texture.
De ce que le matériau deviendrait sous mes mains.

La poussière faisait partie de l'arrière-plan.
Une douce brume dans l'air. Rien de plus.

Mais avec le temps, j'ai appris à voir les choses différemment.

Pas avec la peur.
Avec respect.

Car certaines poussières sont plus fines qu'il n'y paraît.
Il est aussi plus persévérant.

Elle persiste.
Il reste suspendu.
Il se retrouve dans la respiration.

Travailler plus lentement, respirer consciemment

Au fil des années, mon rythme a changé.

Je travaille plus lentement maintenant.
Non seulement pour la précision... mais aussi pour moi-même.

J'humidifie un peu plus le mélange.
Je me déplace différemment.
J'évite les gestes brusques qui soulèvent inutilement le matériau.

Il ne s'agit pas d'une restriction.

C'est une façon de rester présent.

La respiration fait partie intégrante du travail.
Tout comme le mélange, la mise en forme ou le démoulage.

Le masque ne rompt pas le moment

Pendant longtemps, j'ai considéré le masque comme une barrière.

Quelque chose qui m'a éloigné de l'atelier.

Aujourd'hui, je vois les choses différemment.

Un bon masque ne crée pas de distance.
Il crée continuité.

Cela me permet de rester plus longtemps.
Travailler sans se presser.
Pour que cette tranquillité reste intacte.

Entre la matière et l'invisible

Cette œuvre a quelque chose de particulier.

On façonne ce que l'on voit...
mais vous travaillez aussi avec ce que vous ne pouvez pas.

La forme est visible.
La texture peut être touchée.

Mais l'air... ne l'est pas.

Et pourtant, cela fait partie de l'atelier.
Comme la lumière.
Comme l'humidité.
Comme le temps.

Ce que mes mains ont appris

Au fil des ans, mes mains ont appris beaucoup de choses.

Comment mesurer.
Comment ressentir le bon moment.
Comment laisser respirer le matériau.

Mais ils m'ont aussi appris quelque chose de plus simple.

Prêter attention.

Pas par peur.
En sensibilisation.

Car travailler la matière, c'est aussi apprendre à habiter l'espace qui l'entoure.

Un équilibre tranquille

Il ne s'agit pas d'éviter complètement la poussière.

Cela fait partie du processus.

Mais comme tout le reste, elle demande un équilibre.

Un peu d'attention.
Un peu de respect.
Et parfois, il suffit d'un geste supplémentaire pour prendre soin de soi.

Petits changements dans l'air

Avec le temps, j'ai aussi appris à travailler différemment.

Un masque N95.

Un peu d'eau pour calmer la poussière.

Dans un coin de l'atelier, une machine travaille en silence... un épurateur d'air.

On ne l'entend presque pas.

Mais il purifie l'air pendant que je travaille.

Je me sens plus en contrôle.

C'est simplement un moyen de continuer à créer dans un espace plus sain.

Le silence, autrement

Aujourd'hui, lorsque l'atelier est silencieux, je n'entends pas seulement le silence.

J'entends ce qui s'y passe.

Ce qui flotte.

Ce qui ne se voit pas... mais qui fait tout de même partie de l'œuvre.

Et d'une certaine manière, ce silence est devenu plus complet

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